Vit’Actif est situé sur les bords de l’Orbiquet et a été créé en 1999 sous la forme d’un atelier et chantier d’insertion. C’est un lieu tranquille propice à la culture de légumes bio.

Depuis un an, Victor Viallon est l’encadrant technique. Il est chargé de planifier les tâches et d’encadrer douze salariés à temps partiel, des personnes éloignées de l’emploi, au RSA (Revenu de solidarité active), qui peuvent ainsi avoir un contrat de travail. Grâce à Vit’Actif, ces personnes vont acquérir de nouvelles compétences. Brigitte, l’une d’entre elles, explique : « J’avais tout à apprendre ! » Un accompagnateur professionnel intervient aussi, « pour lever les freins à une insertion (logement, financier, santé) et aider les salariés à formuler un projet professionnel », précise Victor Viallon. Ces contrats, d’une durée de quatre mois, renouvelables jusqu’à vingt-quatre mois, sont des tremplins vers le monde du travail.

Une formation sur le terrain

À Orbec, l’activité support est le maraîchage : connaître les légumes, le cycle de croissance d’une plante, les travaux liés à la préparation du terrain… Et aussi pour certains, être chauffeur livreur, faire de la vente, etc.

Par des ateliers collectifs, les salariés se forment également au droit du travail, par exemple à la lecture d’un bulletin de paie, d’un contrat de travail, aux entretiens de recrutement, à l’expression orale, à la gestion de leur budget. La formation est donc très complète.

Sur 1,3 hectare labellisé bio, « une terre de très bonne qualité », assure Victor Viallon, quarante légumes poussent au cours de l’année. Sous les serres, les plants de tomates sont effeuillés pour que les tomates puissent mûrir même par temps gris.

À leurs côtés, poussent des aubergines et des kiwanos, des concombres africains à la chair juteuse et fruitée. Partout, les fleurs sont présentes, « pour les abeilles » et aussi parce que « pour remettre le pied à l’étrier, il faut un cadre de vie sympathique ». Les fleurs agrémentent aussi les allées et forment des massifs : « Elles sont comestibles et appréciées par un restaurateur local. Les cosmos ont un goût de litchis », apprécie Victor. Il ajoute : « Le temps depuis mi-août est assez gris, c’est bien pour les courgettes. On trouve les légumes au Biocoop de Bernay et à La Ruche qui dit oui ! »

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